Le Choco Prince
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Je ne veux pas faire le mauvais esprit, d’autant que le chef d’œuvre de la littérature que vous tenez en main en cet instant, vient d’être labellisé tout public aujourd’hui même par MTV, mais quand même, à propos de la friandise dont il est question dans cette page, j’ai entendu, il y a quelque temps, que la pub ne parlait plus de Choco Prince mais bien de Prince fourré.
J’ose croire qu’il s’agit d’un lapsus de mes oreilles, d’un bruit de fond qui m’a empêché de bien comprendre ce qui se passait, d’un coup de klaxon brutal au mauvais moment, parce que franchement, je vous le demande, alors qu’il fête ses septante-cinq ans cette année, est-il tolérable que le Prince ne soit plus que fourré ? En plus, depuis autant de temps. C’est fort limite, je trouve. A ma connaissance, même à Monaco, chez Justine, Tom, Axel et les autres, il n’existe pas de Choco-Princesse fourrée, même comme un ouragan. C’est surtout triste pour eux. Le Choco Prince se présente aussi aujourd’hui en emballage type collation, par deux pièces. Mais deux rondelles de Prince, qu’il soit choco ou fourré, c’est un peu peu, il faut bien en convenir.
Moi, ce que j’aime, c’est le tube en carton ondulé blanc qui se déchire relativement mal au fur et à mesure qu’on consomme les biscuits, et puis, surtout, le meilleur, ce sont les brisures que l’on grignote dans le fond, pour ne pas perdre une miette. Au fait, il y a peut-être un bon business à créer à partir de là, on vend bien des brisures de marron glacé, pourquoi pas des raclures de tube de Choco Prince. Il semblerait que depuis quelques années, le Choco Prince existe en fourré blanc. Non, mais, à part une jeune boulette de mes connaissances, qui pourrait aimer des Choco Prince blancs, et pourquoi pas aux neufs céréales tant que nous y sommes ? D’autant que la manière alternative de consommation consiste à séparer les deux biscuits pour bien lécher l’intérieur chocolaté. J’ai expérimenté la chose avec le fourré blanc, franchement, ça n’a pas du tout la même onctuosité. Ça manque de chocolaté. Il faut le dire. J’allais oublier, à part leur origine royale, puisque Prince, ils n’ont pas de rapport particulier avec notre beau royaume. C’est pas grave parce que moi, les royaux, je les aime bien.






















