Les crevettes grises
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Les crevettes grises de chez nous, pêchées de nuit le long des côtes, immédiatement cuites à bord sans conservateurs, refroidies avec une poignée de gros sel pour fixer la couleur, et vendues le matin au marché (non décortiquées). Une gourmandise pour tout connaisseur, mais qu’on ne trouve que dans quelques poissonneries spécialisées, quelques restaurants réputés ou bien directement chez les pêcheurs au littoral. Elles ont une consommation très limitée, genre maximum dans les deux jours qui suivent l’achat.
Le must du must étant de vraiment bien connaître quelques pêcheurs et de pouvoir recevoir les crevettes encore vivantes avant de les cuire soi-même en quelques minutes au court-bouillon avant de les refroidir sur un marbre avec une poignée de gros sel gris.
L’immense majorité de la production de crevettes de la Mer du Nord sont pêchées par des Néerlandais, réfrigérées et transportées au Maroc dans des ateliers où elles sont décortiquées. Elles reviennent ensuite sur nos marchés, soutenues par quelques conservateurs de compétition. Mais c’est la loi du marché, vu qu’elles sont décortiquées à la main, le coût de la main-d’œuvre chez nous est nettement trop élevé pour être supportable pour les consommateurs.
Un bol de crevettes grises, toutes moustachues, à décortiquer négligemment, à manger avec encore une partie de la carapace, goulûment, pour accompagner une Rodenbach, qui dit mieux ?






















