La tarte au sucre
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Il y a tarte au sucre et tarte au sucre, et mon propos n’est pas de créer la discorde entre les communes qui en revendiquent la paternité. Que les choses soient claires, la tarte au sucre de Charleroi n’est pas meilleure que celle de Chaumont-Gistoux pas plus que celle de tout autre village belge et vice versa ! Tout le monde est d’accord ?
La tarte au sucre de Charleroi est préparée avec du sucre blanc fin et non de la cassonade. A l’époque, le sucre blanc était ce qu’il y avait de plus chic, et pour cause puisqu’il était raffiné. C’était bien avant qu’on se paie un retour à la vraie nature des choses et qu’on se gargarise d’aliments complets meilleurs pour la santé… Le brabant wallon possède aussi sa tarte au sucre traditionnelle. Tarte au sucre brun, à la cassonade. Préparée et dégustée dans les règles de l’art de Chaumont-Gistoux à Wavre en passant par Waterloo et la Confrérie des Maîtres Paveûs Scribeux et Mougneux de Tarte au Sucre met un point d‘honneur à en faire découvrir le goût merveilleux à qui veut en goûter.
Il y a donc tarte au sucre et tarte au sucre. Au sucre de canne également. Mais cela nous éloigne un peu plus de nos betteraves nationales. Quoi qu’il en soit de son origine, je veux bien faire partie de n’importe quelle confrérie d’amoureux de tarte au sucre parce que, mazette, qu’est-ce que c’est bon !
Mazette, qu’est-ce que c’est bon !
Pour réaliser la garniture de la tarte au sucre de Charleroi, on bat un œuf avec deux cuillères à soupe de sucre blanc et un peu de cannelle.
Le tout est étalé sur la pâte qu’on saupoudre encore de sucre blanc.
On laisse lever la tarte recouverte de sucre une demi-heure avant de l’enfourner, histoire que la pâte s’imprègne bien du mélange sucré ?
Quand la tarte est cuite, le sucre est caramélisé et on y saupoudre de nouveau un peu de gros sucre blanc, petits îlots clairs fondant dans le caramel plus foncé.
Un délice !






















