Le Domaine des Agaises
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Je sais, le principe de ce travail est de vous parler de choses ancrées dans le goût du pays, ou à tout le moins, d’une région, et voilà que je vous parle d’un vin, déjà, et qu’en plus, ce vin est à peine, voire pas, disponible.
Arghhhhh ! dirais-je si j’étais vous. Je vous rassure tout de suite, le domaine des Agaises est là pour deux raisons. Primo, notre amour immodéré pour les vins à bubulles. Nous sommes les quatrièmes plus gros acheteurs au monde de champagne, par exemple, avec pas loin d’une bouteille par habitant. Nous consommons aussi, bon an mal an, un gros million de bouteilles de Cava, le pétillant espagnol bien connu. Et je ne vous parle pas des spumante, sekt et autres mousseux. Secundo, notre volonté farouche de vouloir à tout prix faire pousser de la vigne et faire du vin chez nous. Parce qu’à ce qu’il paraît, au Moyen Âge ou juste après, il y avait des vignobles chez nous. Tertio ; je sais, ce n’était pas prévu au programme, cela se nomme donc un imprévu ; tertio donc, parce que tant que le climat ne se sera pas réchauffé plus que ça, les vins effervescents seront le meilleur moyen de transcender le climat pour le moins fantastique de nos contrées. L’équipe des Agaises n’est pas la seule, loin s’en faut, à produire du vin chez nous, mais c’est probablement, allez, je me lance, c’est sûrement, dans l’état actuel des choses, le meilleur vin produit en Belgique. Mais oui, carrément, et en plus un des rares à pouvoir s’aligner sans rougir au niveau international. De plus, le vignoble se situe sur un terroir calcaire, résurgence du Bassin parisien qui donne aux pieds de chardonnay plantés là un petit accent bien connu. Bref, cette cuvée Rufus, du nom d’un vieux seigneur des Agaises, est un must dans notre goût à tous, présents et à venir.






















