Le Cécémel
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Je viens de remarquer que les produits que nous affectionnions durant l'enfance sont jaunes ou rouges. Oui, pas tous. Y a la vache Milka qui vient battre la queue, mais on fait comme si elle n'était pas là. Mais, allez, c'est dingue, non ? Ca nous fait le drapeau belge si on ajoute les ours et les souris noirs (ceux qu'on mange en dernier et qui donc restent le plus longtemps dans le paquet).
Pour les rouges, allons-y : les mignonnettes, les chocolat aux noisettes, l'emballage des spéculoos LU, les fraises, la grenadine, la confiture aux fraises Materne.
Pour les jaunes, j'ai nommé : le Kwatta, les bonbons Napoléon, Maya l'abeille, le Marsupilami et bien sûr le Cécémel.
Trêve de démonstration foireuse, le Cécémel est "le seul vrai", c'est écrit sur la bouteille. La bouteille est venue avant bien avant le Tetra Pak et les berlingots. Elle existe toujours, bien sûr, et elle est bien plus sympa à secouer que les trucs en PET où on ne peut pas voir se mélanger le lait et le chocolat. Ce qui m'a toujours fasciné, c'est le sucre de raisin. C'est un truc qui me laissait penser que c'était bon pour la santé comme le jus de raisin qu'on achetait chez le pharmacien pour les malades.
Il y a maintenant du Cécémel light et ça me déçoit vraiment. Pour moi, le Cécémel, c'est à jamais la boisson des sportifs, la bouteille où on voit un mec en skateboard qui s'éclate. Alors le light, comment voulez-vous avoir du peps avec ça ? Tout au plus jusqu'à l'arrêt de bus ! Et encore !






















