Le bodding
Le goût des Belges
© Sven Laurent
J'ai une super-bonne nouvelle pour les gens qui ne gardent pas de pain pour les animaux de tous poils, qui ne font pas de pain perdu, de pain de viande, mettez-vous à la fabrication du bodding. Je sais, à Bruxelles, on en vend dans toute boulangerie digne de ce nom, mais imaginez que vous n'habitiez pas la capitale, que vous n'ayez pas de boulangerie digne de ce nom sous la main... Hein ?
Vous voilà le bec dans l'eau et pourtant pas question de se passer de heure de bodding building sinon on perd tout le bénéfice des jours précédents. Matière première : rien que du bon. Du vieux pain. En gros, on peut taper dans le plat tout ce qui reste dans la huche, cramique, vieux bouts de croissants, restants de cake, tout fait farine au moulin. Seul le pain vert et moussu à poils blancs donne un mauvais goût à l'ensemble.
Deuxième ingrédient indispensable : du vieux café. Alors, là aussi, ne tombez pas dans l'excès. Il peut dater de la veille mais ne doit pas avoir cuit et recuit au point d'avoir fait sauter la résistance du perco !
Troisièmement, du lait, du sucre, du beurre, des oeufs battus, des raisins secs, des morceaux de pomme.
Les liquides servent à ramollir l'affaire durant au moins deux heures. Plus la matière première est vieille, plus il faut être patient. Tiens, c'est comme pour autre chose. Passons. Le reste sert à donner un peu de goût à cette pâte. Un rien de cannelle pour ceux qui aiment et le tour est joué. Dans un moule beurré, au four, et comme ce truc est quasiment inratable, prévoyez quelques amis pour la dégustation. Le sport, c'est bien plus sympa en équipe.






















