Le Café Liégeois
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Il y a aussi, dans le même registre, le chocolat liégeois, mais bon, point n’en faut, il est question de décider. Entre café et chocolat, mon cœur balance. Va pour le café. La recette varie selon les sources, mais il est toujours question de glace et de café. C’est pour cette raison, il me semble, qu’on parle de café liégeois. Pour bien faire un café liégeois, il faut prendre un verre à mazagran ou un verre tumbler et y mettre une ou deux boules de glace au café, verser une belle giclée de caramel et terminer par une tasse d’expresso bien chaud. Apothéoser par une ou deux belles cuillères de crème fraîche battue mais pas tout à fait en chantilly. Servir avec un chalumeau à large embouchure. Un chalumeau ? Ben oui, une paille en langage courant. Ca c’est la base de la réussite. Mais à partir de là, cela peut, selon la médiocrité des serveurs, devenir tout autre chose. De la chantilly en bombe (ce qui est le moindre mal) au mauvais café en passant par la glace qui a un goût de vieux congélo, les biscuits rances et le café moulu par-dessus pour faire joli. L’idéal, le meilleur café liégeois, est proposé par un restaurant bruxellois, le Mess, boulevard Louis Schmidt. Ils travaillent la glace pour la rendre moelleuse, crémeuse, c’est l’idée originelle de la crème glacée. Ils versent généreusement le café par-dessus. A l’arrivée, c’est presque un milk-shake tiède, en un peu plus épais, avec un goût de vrai lait. Pas question de confondre avec une abomination en poudre spécialement conçue pour les néfastes food, hein, moi je vous parle d’amour et de calories, de vrai, de lourd et de moelleux. De café liégeois, en somme.






















