L’avisance
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Qu’est-c’ qui c’est ça po one avisance ? Pour nos amis malgaches qui viennent de rencontrer ce merveilleux opus à la gloire des produits de nos royaux terroirs, ces mots sont en langue wallonne. Prononcez ouallonne, et pas vallonne, comme certain peintre de ma connaissance qui trouve que ça fait plus parisien. Le wallon est une langue comme le berbère, elle n’a pas vraiment de transmission écrite et son orthographe s’invente au fil des rédacteurs. Bien entendu, vu la taille énorme de nos territoires, la langue est fort différente selon qu’elle sera envisagée vers Tournai, Liège, Charleroi, Mons, Bastogne, Verviers, Petit-Rechain, Gendron-Celles, Montbliart, Torgny, etc., sortez ici vos cartes détaillées de la Belgique et citez tout ce qui se trouve au sud du rideau de pommes de terre.
Les vocables de l’Ouest étant plus picards et ceux de l’Est plus germains, il ne resterait donc que ceux du Centre pour être purs, assertion que je me garde pour moi, au risque de m’aliéner une bonne part de la clientèle potentielle de ce chef-d’œuvre. Quoique, tout bien réfléchi, si vous lisez ceci, c’est que vous êtes déjà client ; mais bon, pas la peine de chercher les courriers intempestifs. Ceci dit, donc, cette phrase signifie en gros : Mais quelle est cette chose étrange ? Cette saucisse enrobée d’un peu de pâte feuilletée est, certes, une chose étrange, mais une authentique spécialité de la ville de Naaaamur. Je n’ai pas encore reçu de mode d’emploi, mais je crois que cela se mange aussi bien chaud, tiède que froid avec ou sans moutarde. A mon avis, chaud c’est le top du top. Mais qui suis-je pour dicter le mode d’emploi de l’avisance ?






















