La dame blanche
Le goût des Belges
© Sven Laurent
La dame blanche est apparue en Belgique juste après le grand match qui opposa Jean-Claude Van Damme à Bobby Fischer, lequel vit la victoire de l’Américain en deux minutes trente après sa célèbre ouverture de la dame blanche. Eh oui, notre acteur avait opté pour les noires, mauvais choix s’il en est ! Maintenant, question fondamentale : comment faites-vous pour croire encore ce que je dis ?
La dame blanche est-elle apparue en Belgique à un moment ou l’autre ou fait-elle partie de notre culture gustative depuis toujours ? Je pencherais plutôt pour la deuxième solution car, en fait, nul ne sait qu’elles sont les origines du fameux dessert. Ce qu’on en sait en gros, c’est que c’est le dessert de prédilection des collectivités, des enfants mais aussi de certains gastronomes. Son élaboration, somme toute assez simple, en fait quelque chose qui va de l’exécrable au divin. C’est que dans une dame blanche, il n’y a que les produits qui comptent, le tour de main, vous oubliez. La Fermette par boîte de 5 litres, la crème fraîche fouettée ouverte depuis 3 jours et le chocolat liquide en bidon grand modèle peuvent à la limite séduire un groupe de pensionnées lors d’une visite de Bruxelles en autocar après une croquette aux crevettes surgelées et des carbonnades flamandes, mais pour autant que l’on possède un vrai palais et non un de ces trucs en plastique avec des fausses dents accrochées, il faut refuser.
Elle fait partie de notre culture gustative depuis toujours.
- Pour une bonne dame blanche, il faut de la glace vanille de première qualité, artisanale, une sauce au chocolat fondu doucement au bain-marie mélangé avec un peu de lait pour éviter qu’il ne se fige sur la glace à la façon d’un mauvais melo-cake et une crème fraîche qui doit être plus battue que pour un irish-coffee mais un peu moins que pour une chantilly
– Et surtout ne pas oublier la « pirouline » à planter au sommet de l’édifice.






















