Le cercueil
Le goût des Belges
© Sven Laurent
Parfois, on le nomme mazout, mais vu les prix délirants de ce dernier pour l’instant,il vaut mieux se rabattre sur le cercueil, c’est plus sûr. Le cercueil est le pendant noir du tango qui comme chacun le sait est rouge. Je sais, la lettre T est après le C, mais comme j’ai d’abord rédigé le Tango, je vous propose d’aller jusque-là et de revenir ici tout de suite après. Voilà, c’est fait. Donc, au cas où vous ne l’auriez pas su, maintenant vous le savez, un tango c’est rouge pâle. Le cercueil, et ça c’est plus ou moins logique, est vaguement noir. Il résulte du mélange rapide et peu précis de cola et de bière. Il est d’ailleurs marrant de constater que nos amis français font la même chose, mais au lieu de changer le goût de la bière, c’est avec le vin ou le pastis qu’ils mélangent des trucs sucrés. Le célèbre blanc limé ou le perroquet n’ont que peu d’adversaires dans le monde du bon goût. Nous, c’est la blonde que l’on teinte. Peut-être à cause de toutes les fausses blondes ? Juste pour faire des fausses rouges ou des fausses noires ? Allez savoir.
Toujours est-il qu’à plus de quatorze ans, il devient difficile de défendre le choix d’un cercueil sans avoir l’air d’une fraise. En fait, ces mélanges permettent aux jeunes de découvrir la bière. Avec la première biture viennent le premier mal de crâne et les premières tentatives de maîtrise de la consommation. Une bonne chose, en fait.






















